| A7) Conclusion - Annexes - Sources |
| Écrit par Mastaroth | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| 04-02-2008 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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CONCLUSION
Merci à C.Bourdoncle et L.Favre pour leur participation à la rédaction de cet article
La synthèse sonore occupe une place de choix autant pour les compositeurs que pour les scientifiques. L’intérêt du compositeur pour la synthèse réside dans la possibilité d’organiser le matériau sonore comme il l’entend. Les possibilités de la synthèse sonore s’étendent ainsi de la génération du son (création), en passant par «l’hybridation » pour réaliser des sonorités intermédiaires (interpolation) jusqu’au dépassement des limites des instruments naturels (extrapolation). L’intérêt du scientifique recouvre deux objectifs : accroître nos connaissances relatives à la génération et à la perception des sons (simuler pour mieux comprendre) et imaginer des systèmes capables de structurer et de modifier ces connaissances (comprendre pour mieux simuler, interpoler et extrapoler). Il y a encore quelques années, on distinguait musique « électronique » et acoustique ou analogique. La musique électronique était alors destinée à un public d’amateurs avertis. Souvent répétitive, elle était constituée de sons relativement pauvres en harmoniques.
Aujourd’hui, cette différence disparaît peu à peu ; l’amélioration des performances permet d’effectuer des traitements complexes en temps réel et ces technologies sont largement utilisées dans la plupart des compositions modernes.
La nouvelle tendance est même de mélanger les styles ; on considère maintenant que la musique et les traitements réalisés par l’intermédiaire d’appareils électroniques peuvent apporter beaucoup de richesse à une composition acoustique : nouvelles possibilités d’effets sur les guitares et même création d’instruments nouveaux …
ANNEXES Le théorème de Shannon "L'information véhiculée par un signal dont le spectre est à support borné n'est pas modifiée par l'opération d'échantillonnage à condition que la fréquence d'échantillonnage soit au moins deux fois plus grande que la plus grande fréquence contenue dans le signal. La reconstitution du signal original peut être effectuée par un filtre passe-bas idéal de fréquence de coupure égale à la moitié de la fréquence d'échantillonnage." Démontrons ce théorème. Soit f(t) un signal dont le spectre est à support borné :
F(w)
= 0 pour |w| > wmax , avec :
Notons que le module du spectre d'un signal à valeurs réelles est une fonction paire de la fréquence, ce qui justifie la symétrie en "w" de la condition. Illustration :
Le signal échantillonné à la cadence Te est :
Son spectre est :
Cette expression exprime la répétition périodique du spectre. On peut aussi écrire la transformée de Fourier du signal échantillonné sous la forme :
Or, le fait que F(w) soit à support borné nous autorise à écrire : F(w) = Te . F*(w) pour |w| < wmax ; F(w) = 0 pour |w| > wmax (3) sous la condition que : we - wmax > wmax , soit : we > 2. Wmax (condition de Shannon) Illustration :
On peut écrire la transformée inverse de Fourier de F(w):
Et aussi en vertu de (3) :
L'intégrale vaut : 2.wmax . sinc [wmax.(t-n.Te)] , ce qui donne pour f(t) :
Cette dernière égalité signifie que f(t) est entièrement déterminé par la connaissance de ses échantillons (en nombre infini ...) aux instants n.Te et que la fonction sinus cardinal sert à relier les échantillons ; on l'appelle parfois "fonction d'interpolation de Shannon". Il n'y a donc pas de perte d'information si (et seulement si) l'on possède tous les échantillons ; ceci est le cas puisqu'on possède f*(t) après l'opération d'échantillonnage. Afin de générer les fonctions sinus cardinal, il suffit de filtrer le signal f*(t), qui est une suite d'impulsions, par un filtre dont la réponse impulsionnelle est un sinus cardinal. Un tel filtre est bien connu : il s'agit du passe-bas idéal. On obtiendra en sortie une reconstruction de f(t), à une constante multiplicative près, et à un retard près. Ce filtre n'est malheureusement pas causal, et donc est irréalisable en temps réel, mais on peut bien sûr l'approcher ; c'est ce qui est réalisé dans toute opération de reconstruction, à l'aide d'un filtre interpolateur. (Les signaux à spectre à support borné sont de durée infinie, ce qui les exclut d'emblée de toute expérimentation : on les approche par des signaux de durée suffisante.) Illustration : un signal original (-----) comportant une composante à 1 rd/s et une autre à 1,5 rd/s est échantillonné à quatre fois 1,5 rd/s.
Les
différents sinus cardinaux (----)
pondérés par l'échantillon correspondant sont
ajoutés pour reconstituer (-----)
le signal. On peut noter une distorsion, dûe bien sûr à
la durée finie de la simulation. Script Matlab de génération de l'image ci-dessus : Construction de la "base" de sinus cardinaux . t=-5:0.1:5;, y=sin(t)+sin(1.5*t); wm=1.5; , we=4*wm;, Te=2*pi/we; , tt=-5:Te:5; yy=interp1(t,y,tt,'spline'); ysinc=[]; for k=1:10,yyk=yy(k);,ttk=tt(k);,ysinc=[ysinc yyk*sin(wm*(t'-ttk))./(wm*(t'-ttk))];,end figure,plot(t,y,'-r',t,sum(ysinc'),'-b',t,ysinc,'--m'),grid on Une dernière remarque : il a été dit que l'échantillonnage vu précédemment ne perdait pas d'information. On constatera pourtant que l'échantillonnage d'un signal à spectre passe-bande étroit donne, une fois reconstruit par un filtre passe-bas, un signal qui se situe dans une bande différente de fréquences. Mais ceci ne modifie pas le contenu informationnel, ce qui rejoint à l'évidence les notions de transposition de fréquence utilisées en transmission. De même, la stroboscopie déplace le spectre sans forcément diminuer la quantité d'information (elle la rend même plus "lisible" à nos yeux). Les DSP Le traitement numérique du signal est une technique en plein essor. Cette technique s’appuie sur plusieurs disciplines, citons simplement les principales :
Parmi ces disciplines, nous allons nous
intéresser plus précisément aux processeurs de
traitements des signaux, plus communément désignés
par l’acronyme Anglais DSP (Digital Signal Processor). Les microprocesseurs sont en perpétuelle évolution, chaque nouvelle génération est plus performante que l’ancienne, pour un coût moindre. Les DSP, qui sont un type particulier de microprocesseur, n’échappent pas à cette évolution. Un DSP est un type particulier de microprocesseur. Il se caractérise par le fait qu’il intègre un ensemble de fonctions spéciales. Ces fonctions sont destinées à le rendre particulièrement performant dans le domaine du traitement numérique du signal. Comme un microprocesseur classique, un DSP est mis en œuvre en lui associant de la mémoire (RAM, ROM) et des périphériques. Un DSP typique servira plutôt dans des systèmes de traitements autonomes. Il se présente donc généralement sous la forme d’un microcontrôleur intégrant, selon les marques et les gammes des constructeurs, de la mémoire, des timers, des ports séries synchrones rapides, des contrôleurs DMA, des ports d’E/S divers. Un DSP est le cœur d’un système de traitement numérique audio comme le représente la figure 30.
Figure 1 : Représentation d’une chaîne typique d’un système de traitement numérique du signal Après avoir été numérisé, le signal se présente sous la forme d’une suite de valeurs numériques discrètes. Cette suite de valeurs (ou échantillons) est prête à être stockée et traitée par un système informatique. Par nature, le traitement numérique du signal revient à effectuer essentiellement des opérations arithmétiques de base du type A = (B x C) + D. Actuellement, un DSP de gamme moyenne effectue une opération MAC (Multiply and ACcumulate) sur des données de 16 bits en moins de 25 nS, soit 40 000 000 opérations par seconde. De telles performances sont indispensables pour effectuer des traitements rapides. L’opération MAC étant une multiplication suivie d’une addition, un débordement (au sens informatique) de l’accumulateur est toujours possible, c’est-à-dire que l’opération génère un nombre supérieur au plus grand nombre pouvant être manipulé par ce dernier. Pour contourner ce problème, certains DSP possèdent un accumulateur adapté au MAC. Ces accumulateurs ont un format spécial incorporant des bits supplémentaires (bits de garde) par rapport à la taille des données à manipuler. Les problèmes de débordements sont alors contournés, car un programme de traitement correctement conçu ne devrait pas générer des suites d’opérations MAC telles qu’un résultat excède la capacité élargie de l’accumulateur. Outre l’opération MAC, une autre caractéristique des DSP est leurs capacités à réaliser plusieurs accès mémoire en un seul cycle. Ceci permet à un DSP de chercher en mémoire une instruction et ses données réalisant un MAC, et simultanément, d’y ranger le résultant du MAC précédent. Le gain de temps est évident. Toutefois, sur certains DSP basiques, ce type d’opération simultané est généralement limité à des instructions spéciales. Ces instructions utilisent un mode d’adressage restreint, c’est à dire ne portant que sur de la mémoire vive intégrée au DSP. Les modes d’adressages des données sont un point particulier des DSP. Un DSP peut posséder plusieurs unités logiques de génération d’adresses, travaillant en parallèle avec la logique du cœur du DSP. Une unité logique de génération d’adresses est paramétrée une seule fois via les registres appropriés. Elle génère alors toute seule, en parallèle avec l’exécution d’une opération arithmétique, les adresses nécessaires à l’accès des données. Ceci permet non seulement de réaliser les accès mémoires simultanés en un seul cycle, comme cela est décrit plus haut, mais également d’incrémenter automatiquement les adresses générées. Ce mode d’adressage particulier, généralement appelé adressage indirect par registre avec post (ou pré) incrément, est très utilisé pour effectuer des calculs répétitifs sur une série de données rangées séquentiellement en mémoire.
Si l’on ajoute la possibilité
de générer ces adresses selon un modulo
paramétrable, ce mode d’adressage devient circulaire, et
permet donc de créer des buffers circulaires en
mémoire. L’adressage circulaire indirecte (parfois également
indexé) par registre avec post (ou pré) incrément
prends toute son importance quand il est utilisé pour accéder
aux opérandes d’un MAC. Tableau des contrôleurs MIDI
Bibliographie * Les cahiers de l’IRCAM – Recherche et musique * Notices techniques des logiciels fruity loops, soundforge et autres logiciels présentés dans ce document. * « Composer le son : expérience avec l’ordinateur », 1964-1989 dans « Contrechamps »n11 de J.C Risset. * Musicrun : « Création et information musicale » * Notes de cours ISEN « synthèse sonore » de S.Tassart (Equipe Analyse-Synthèse-IRCAM- Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir ) * L’informatique musicale ENST (Télécom Paris)-Jean PROVOST * Musique Assistée par ordinateur (Remars MICKAEL-Perrin NICOLAS) * « La compression dynamique du son » Psycom 05-01-2003 * Keyboards Magazine « Les Cahiers de l’analogique » de Marc SIRGY n177 les effets de synthèse n173 les tables d’ondes n172 contrôleurs sous contrôle n175 la FM en pratique n174 la synthèse FM n170 la synthèse additive n166 les oscillateurs n179 comment naissent les effets n167 les filtres n169 comment créer les sons d’une basse ou d’une grosse caisse par synthèse soustractive. * Keynoards Magazine : Dossier n172 « Les sons du futur » de C.WEBSTER n176 du voice coder au vocoder n174 les synchronisations entre systèmes n168 « le traitement de la voix » de Ludovic LANEN n179 « comment on transforme, on analyse et modifie un signal » de G. CERDAN * http://www.tplm.com/rubriques/10.htm * http://www.djfrance.net/djoo/modules/sections/index.php?op=listarticles&secid=5 * http://membres.lycos.fr/hhh/SYNTHES/Divers/Histoire.htm * http://fr.audiofanzine.com/apprendre/dossiers/index,page,1,idossier,13.html * http://viswiz.gmd.de/~eckel/publications/eckel93.html * http://www.ac-rouen.fr/pedagogie/formation_pr/logiciels/utilitaires/intro_son2.htm
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| Dernière mise à jour : ( 17-02-2008 ) | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||